Il y a des jours ou j'en voudrais à la terre entière... Un de ces jours où je suis mal baisé ! Les relations humaines sont par définition difficiles. Les hétéros disent des femmes qu'elles sont compliquées mais il en va de même des hommes chez les homos. Je pense être quelqu'un avec des plaisirs simples, des envies simples aussi. J'attends d'un homme qu'il soit un complice de tous les jours, un individu en qui je peux faire confiance, mais ça à l'air déjà trop demander. Que cherchent ces mecs sur le net ? Du sexe... Ok, j'aime ça aussi. Mais j'ai déjà gouté aux plans culs et j'ai connu mieux. Quoi ? Le sexe avec des sentiments. L'amour. Un mot galvaudé que l'on emploi dans une explosion de plaisir la tête dans l'oreiller. Pour moi ce n'est pas un sentiment acquis à la seconde ou l'on voit une photo sur papier glacé, ça se travail et se mérite. C'est le premier organe sexuel qui en est responsable. La bite ? Non, le cerveau. On me dis souvent, alors, que les hommes ont des besoins que les femmes n'ont pas, et qu'il est tout à fait normal qu'ils cherchent que des aventures sexuelles en fuyant toutes formes de sentiment. Pour moi, c'est la pire hypocrisie qu'il m'ai été donné d'entendre. C'est un passe-droits, un sauf conduit pour faire le moindre effort dans une relation. En effet, comme ça pas besoin de s'intéresser à l'autre, à ses qualités, ses défauts, son histoire... On considère la personne comme une poupée gonflable hi-tech est comme ça "pas besoin de se prendre la tête". Sauf que pour moi c'est insatisfaisant, il me manque quelque chose et j'obtiens bien mieux on me touchant. Le cerveau est l'organe qui est à l'origine du fantasme, de la passion, et des pannes sexuelles. C'est le même, aussi, qui est à l'origine du respect et de l'estime de soi. Quand on s'aime, on aime encore plus les autres et quand on aime les autres, on s'aime encore d'avantage. Ça multiplie le plaisir mieux que les drogues et les relations à risque. Mais sous prétexte d'avoir peur de souffrir du regard de l'autre on préfère ne pas avoir de relation du tout. Comme ça pas de problèmes. Mais problème il y a quand même. Qui pour vous soutenir et penser à vous ? Du coup, il est pratique de dire que tout vient de l'autre qui est trop ci ou pas assez ça. L'autre parfait ? Ben, ça devient soi même et bien des gays sont dans le narcissisme. Moi je pense que je m'ennuierai avec mon reflet dans le miroir. Je préfère la différence quitte à ce qu'il y ai (un peu) de conflit. Ça stimule mon cerveau et mon sexe aussi du même coup.